L’Indice de Régénération (IR) : un référentiel pour l’agriculture régénératrice désormais validé par la science

Développé par Pour une Agriculture du Vivant, des agriculteurs, des techniciens et son conseil scientifique, l’Indice de Régénération (IR) franchit une étape clé. Sa méthodologie vient d’être validée par une revue scientifique internationale à comité de lecture, Sustainable Futures, confirmant la robustesse scientifique d’un référentiel désormais central pour piloter la transition agroécologique et structurer le déploiement de l’agriculture régénératrice sur les territoires. 

L’indice de Régénération (IR) reconnu scientifiquement !

L'IR reconnu scientifiquement : ce qu’il faut retenir

  • L’Indice de Régénération (IR) est désormais validé scientifiquement : sa méthodologie a fait l’objet d’une publication dans une revue internationale à comité de lecture (Sustainable Futures), apportant une reconnaissance indépendante.

  • L’IR repose sur une construction rigoureuse et opérationnelle, fondée sur la co-construction entre chercheurs, techniciens et agriculteurs, et sur un principe d’amélioration continue des indicateurs.

  • Il propose une évaluation systémique des pratiques agricoles, complémentaire des labels existants (AB, HVE), permettant d’identifier des marges de progrès agronomiques non couvertes par ces dispositifs.

  • Les résultats terrain confirment son intérêt agronomique : l’analyse de 90 fermes montre qu’une transition agroécologique avancée s’accompagne d’une baisse significative de l’usage des insecticides et fongicides.

  • L’IR s’impose comme un référentiel de convergence entre agriculteurs, filières, acteurs publics et financiers, facilitant le pilotage des trajectoires de transition et l’accès à des dispositifs de financement fondés sur la performance. 

Pensé comme un outil opérationnel, l’Indice de Régénération (IR) a été conçu pour mesurer, piloter et valoriser la transition agroécologique, en fournissant un cadre opérationnel pour l’agriculture régénératrice. Déjà déployé auprès de nombreux agriculteurs, filières, acteurs économiques et pouvoirs publics, il s’appuie désormais sur une validation scientifique indépendante qui confirme la solidité de ses fondements agronomiques.

Une méthode construite entre science et pratiques de terrain

L’étude publiée analyse en détail la méthodologie de construction de l’Indice de Régénération : sélection des indicateurs, définition des seuils, choix des pondérations… et met en évidence la cohérence de l’approche et la solidité des fondements scientifiques mobilisés. 

Deux principes structurants expliquent cette robustesse. D’une part, une co-construction étroite entre chercheurs, techniciens et agriculteurs, qui garantit un outil directement applicable sur le terrain. D’autre part, un principe d’amélioration continue : l’IR est conçu pour évoluer au rythme des avancées scientifiques et des retours d’expérience issus des exploitations. 

Cette articulation entre recherche et pratiques agricoles constitue l’un des éléments distinctifs de l’Indice de Régénération par rapport à d’autres référentiels existants.

Présentation des résultats de l’Indice de Régénération lors d’une conférence sur la transition agroécologique

Un cadre systémique, complémentaire des labels et certifications

La publication souligne que l’IR repose sur une évaluation systémique des pratiques agricoles. Il ne se limite pas à un critère unique mais appréhende les systèmes dans leur globalité : sol, plante/animal, paysage et trajectoires de progrès. 

Dans cette logique, l’Indice de Régénération ne se substitue pas aux labels et certifications existants, comme l’agriculture biologique (AB) ou HVE. Il les complète, en permettant d’identifier des marges de progrès agronomiques que ces dispositifs ne couvrent pas toujours, et en éclairant les leviers les plus efficaces pour transformer durablement les systèmes de production. 

Ce que montre l’analyse de terrain

L’étude s’appuie notamment sur un cas d’analyse portant sur 90 fermes de l’Ouest de la France. Les résultats montrent qu’un engagement avancé dans la transition agroécologique s’accompagne d’une baisse marquée de l’usage des insecticides et des fongicides. 

Ces observations rejoignent les conclusions de travaux scientifiques récents, qui établissent un lien direct entre régénération des sols, santé des cultures et réduction des intrants. Elles sont également cohérentes avec les conclusions convergentes de létude INRAE–Ifremer (2025) et de méta-analyses internationales publiées dans Nature (2024), qui confirment la pertinence du cadre retenu par l’Indice de Régénération pour mesurer les impacts sur la biodiversité. 

La publication dans une revue scientifique internationale à comité de lecture apporte ainsi la validation indépendante attendue pour l’Indice de Régénération. Elle confirme la crédibilité agronomique de l’outil et sa capacité à éclairer concrètement le déploiement de l’agriculture régénératrice sur le terrain.

Un levier de convergence entre acteurs publics et privés

Fondé sur des indicateurs couvrant le sol, le climat, l’eau et la biodiversité, l’Indice de Régénération crée un langage commun entre agriculteurs, filières, acteurs financiers et pouvoirs publics. Il permet d’aligner les enjeux de résilience des exploitations agricoles avec les attentes environnementales, économiques et sociales des territoires.

COVALO Hauts-de-France : de la mesure à l’action collective

Cette capacité de convergence est déjà à l’œuvre dans des dispositifs concrets. Le projet COVALO Hauts-de-France en est une illustration : 

  • Les agriculteurs utilisent l’IR pour mesurer et piloter leurs progrès agroécologiques ; 
  • Les filières financent les surcoûts liés aux changements de pratiques ; 
  • Les acteurs publics rémunèrent les services écosystémiques ; 
  • Les acteurs financiers traduisent les performances environnementales en solutions bancaires et assurantielles adaptées. 

L’Indice de Régénération est également reconnu par la Région Nouvelle-Aquitaine comme voie d’accès aux aides à l’investissement matérielsdans le cadre du Plan Végétal Environnement (PVE) du PCAE, visant la réduction des intrants, renforçant sa capacité à simplifier l’accès aux financements pour les exploitations engagées.

Observation de cultures en place dans une exploitation engagée en agriculture régénératrice

Un outil en cohérence avec les orientations européennes

La Soil Monitoring Law fixe un cadre européen ambitieux : parvenir à des sols en bonne santé d’ici 2050. Elle impose aux États membres de suivre l’état des sols et d’accompagner les agriculteurs dans leur amélioration. 

Dans cette perspective, l’Indice de Régénération répond directement aux exigences posées par la Soil Monitoring Law, en proposant un cadre opérationnel permettant de mesurer l’état des sols et de suivre l’évolution des pratiques agricoles dans le temps. Il permet ainsi d’identifier et de valoriser les pratiques qui restaurent la vie des sols, favorisent la biodiversité, améliorent le stockage du carbone et la filtration de l’eau, traduisant les objectifs européens en actions mesurables et pilotables sur le terrain 

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) souligne par ailleurs l’intérêt de politiques publiques capables de reconnaître et d’accompagner les progrès réalisés plutôt que sur les seuls moyens, à travers notamment la mise en place d’indicateurs de performance régénératrice (ICP) pour mesurer concrètement les résultats. À travers ses 12 indicateurs relatifs au sol, à la plante/animal et au paysage, l’Indice de Régénération (IR) permet de sécuriser des trajectoires de progrès vers des systèmes efficients dans l’usage des intrants, productifs et résilients, autant de résultats mesurables à travers les ICP.

L’Indice de Régénération en pratique

Aujourd’hui, l’IR couvre plus de 260 000 hectares, avec plus de 4 500 diagnostics réalisés42 filières contractualisées et plusieurs dispositifs publics et privés mobilisés. Il évalue les pratiques agricoles selon trois grands axes agronomiques : le sol, la plante/animal et le paysage, tout en intégrant l’acquisition et le partage de connaissances par les agriculteurs. 

En structurant des trajectoires de progrès mesurables, l’Indice de Régénération (IR) dépasse le simple cadre d’un outil agronomique. Il s’inscrit dans une dynamique européenne plus large, qui vise à restaurer la santé des sols, renforcer la résilience des systèmes agricoles et accompagner la transition agroécologique sur le long terme. 

Interface entre science, terrain et politiques publiques, l’IR offre un cadre cohérent pour traduire les ambitions des directives européennes en actions concrètes, adaptées à la réalité des exploitations et des filières, dans un contexte climatique, économique et géopolitique durablement sous tension.

FAQ – Indice de Régénération (IR)

L’Indice de Régénération (IR) est un référentiel agroécologique au service de l’agriculture régénératrice permettant de mesurer, piloter et comparer les trajectoires de transition agroécologique des exploitations et des filières. Il évalue les pratiques agricoles de manière systémique, en s’appuyant sur des indicateurs agronomiques robustes. 

La publication de la méthodologie de l’IR dans une revue scientifique internationale à comité de lecture (Sustainable Futures) apporte une reconnaissance indépendante. Elle confirme la solidité des choix méthodologiques, la pertinence des indicateurs et la crédibilité scientifique de l’IR comme outil d’évaluation. 

L’Indice de Régénération ne remplace pas les labels existants. Il les complète, en proposant une lecture systémique et dynamique des pratiques agricoles. Là où les labels valident un niveau ou un cahier des charges, l’IR permet de suivre des trajectoires de progrès agronomique et d’identifier des marges d’amélioration. 

Les analyses menées sur des exploitations engagées montrent qu’une avancée dans la transition agroécologique est associée à une réduction significative de l’usage des insecticides et des fongicides. Ces résultats sont cohérents avec les travaux scientifiques récents sur la régénération des sols, la santé des cultures et la biodiversité. 

L’IR sert de langage commun entre agriculteurs, filières, acteurs publics et financiers. Il facilite le pilotage des trajectoires de transition, l’accès à des dispositifs de financement (publics ou privés) et la mise en place de rémunérations fondées sur la performance agroécologique.

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