Parce que la transition agroécologique se construit aussi par le terrain et le partage d’expériences, le témoignage entre pairs est un levier clé pour avancer ensemble, en confiance.
Chaque mois, découvrez deux nouveaux REXAgri, des retours d’expériences concrets, racontés par des agriculteurs engagés. Ils y partagent leurs démarches, leurs essais, leurs réussites comme leurs doutes — pour inspirer, outiller et encourager la transition.

Tony : des capteurs connectés pour limiter les anti-limaces
Afin de réduire ses doses d’anti-limaces et dans le but d’intervenir au maximum en préventif, Tony Cogné a installé des capteurs Limacapt sur sa ferme. En partie subventionnés, ces capteurs sont installés sur les parcelles soit un mois avant les semis, soit juste après les récoltes. Ils sont utilisés sur l’ensemble des cultures de l’exploitation et restent en place quasiment toute l’année.
En comptant le nombre de limaces juvéniles ou adultes ainsi qu’en indiquant leur taille, l’outil permet de mieux gérer l’utilisation d’anti-limaces. En effet, lorsqu’un grand nombre de petites limaces est détecté, un traitement préventif est appliqué (sulfate sphérique), ce qui limite l’usage du métaldéhyde.
L’outil n’est pas capable d’identifier l’espèce, mais cela est possible a posteriori à partir des photos prises par le capteur.
Ce capteur peut également être connecté sur plusieurs fermes, ce qui permet une gestion groupée efficace. Tony se dit très satisfait de cet outil et prévoit de continuer à l’utiliser à l’avenir.
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Pascal expérimente un semis dirigé innovant dans ses vergers de pommiers et poiriers

Installé dans le Maine-et-Loire, Pascal sème depuis 10 ans des couverts dans ses vergers.
En 2025, il a choisi de ne semer son couvert qu’un rang sur quatre et de laisser les autres rangs en végétation spontanée.
En raison d’un printemps humide, le semis a dû être réalisé au semoir à coutre, précédé d’un travail du sol en techniques culturales simplifiées (TCS). Le mélange multi-espèces a été semé tardivement, en juin, et les semences ont été enrobées avec des micro-organismes efficaces (EM), également ajoutés dans le sillon lors du semis. Il prévoit de réaliser un sursemis de cultures d’hiver en novembre dans les rangs travaillés.
Finalement, le fait de ne travailler qu’un rang sur quatre permet de limiter le risque d’échec du couvert (à 25 %), tout en optimisant la photosynthèse au printemps. Par ailleurs, il n’observe aucune concurrence hydrique entre ses fruitiers et les couverts.
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