RexAgri : les agriculteurs parlent de leur transition

Parce que la transition agroécologique se construit aussi par le terrain et le partage d’expériences, le témoignage entre pairs est un levier clé pour avancer ensemble, en confiance.

Chaque mois, découvrez deux nouveaux REXAgri, des retours d’expériences concrets, racontés par des agriculteurs engagés. Ils y partagent leurs démarches, leurs essais, leurs réussites comme leurs doutes — pour inspirer, outiller et encourager la transition.

Robert : la replantation régénérative de ses pommiers

Après l’arrachage de son ancien verger de pommiers, Robert, situé dans l’Hérault, repense la préparation de son sol avant la nouvelle plantation. Il combine un apport massif de broyats, une rotation culturale adaptée et l’implantation d’un couvert de printemps pour régénérer ses sols.

En 2 ans, il mesure sur sa parcelle de 2ha une augmentation de 0,9 % de la MO totale avec une augmentation de 1 point de la CEC (permettant une meilleure rétention des éléments minéraux).
Son ratio MO/argile est passé de 9 à 13, passant au-dessus du seuil de vulnérabilité et le ratio C/N est équilibré avec des broyats bien digérés et un bon niveau d’activité biologique.
Le broyat n’a pas perturbé le cycle du blé et le couvert en inter-rang limite le salissement du verger.
Il est très satisfait de son investissement, surtout en termes de fertilité longue durée et de résilience hydrique de ses sols.

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Bao Et Aurélien Cultivent Leur Coriandre En Semis Direct
Bao Et Aurélien Cultivent Leur Coriandre En Semis Direct
Bao Et Aurélien Cultivent Leur Coriandre En Semis Direct

Bao et Aurélien cultivent leur coriandre en semis direct

Pour cultiver des aromates sans déstructurer le sol, Bao et Aurélien, dans le Finistère, ont fait le choix du semis direct pour leurs aromates. Ils nous expliquent leur méthode pour la culture de la coriandre.
Avant semis, le sol est recouvert soit par un couvert spontané, soit par un couvert semé (seigle et vesce). Après destruction du couvert avec leur rouleau Faca autoconstruit, ils bâchent le sol pour 2 à 3 semaines afin d’éliminer les adventices et de détruire le couvert. La coriandre est finalement semée à la roue semeuse.

Bao et Aurélien se disent très satisfaits de cette technique. Le couvert produit beaucoup de biomasse (10 t MS/ha), qui protège et nourrit le sol. Le choix du semis direct leur permet d’économiser du temps et du carburant. Les rendements (20t/ha) et les faibles charges liées au retrait de la mécanisation entrainent une bonne viabilité économique de la méthode.

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Hervé Fournier Plante Ses Pommes De Terre En Direct
Hervé Fournier Plante Ses Pommes De Terre En Direct
Hervé Fournier Plante Ses Pommes De Terre En Direct

Hervé Fournier plante ses pommes de terre en direct

Dans la Somme, Hervé cherche à réduire son travail du sol lors de la plantation de ses pommes de terre. Cultivant sur un sol sablo-limoneux, il cherche à réduire le labour et à implanter des couverts végétaux afin d’améliorer la porosité de ses sols.

Avant la plantation, il implante un double couvert végétal (légumineuses puis graminées) pour enrichir le sol en azote, carbone et éléments nutritifs. Ces couverts permettent d’augmenter la porosité du sol et améliorer le drainage.
Au printemps, il plante ses pommes de terre à la planteuse butteuse, et il récolte précocement en juillet.

Le rendement est stable par rapport à sa précédente méthode en labour rotatif, mais avec de réels bénéfices agronomiques : meilleure structure du sol, infiltration de l’eau optimisée, enracinement plus profond, réduction du ruissellement et maintien de l’humidité. Enfin, cet itinéraire représente également un gain de temps au printemps en matière de travail du sol.

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Victor et le semis direct de couverts végétaux dans ses vignes

Victor et le semis direct de couverts végétaux dans ses vignes

Victor a choisi d’adapter son semoir à cadre classique en y ajoutant des dents dans le but de pouvoir semer un couvert en semi direct dans ses vignes. Il sème son couvert selon deux méthodes : avant les vendanges, c’est-à-dire courant septembre, il sème un méteil en semis direct en inter-rang. Après récolte, il implante son couvert avec un passage combiné herse et semoir après un sous-solage pour restructurer le sol.

Son semoir auto-construit lui a coûté moins de 10 000 € avec une semaine de travail. Il est très satisfait de son essai sur cette première année. La récolte n’abîme pas le couvert et le semis direct permet de gagner plusieurs jours dans le cycle des couverts, favorisant la production de biomasse.

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