Séminaire d’équipe 2021

Si l’été est l’occasion pour beaucoup de ralentir un peu le rythme effréné du reste de l’année, pour l’équipe de Pour une Agriculture Du Vivant c’est surtout le moment tant attendu du séminaire annuel. Le principe ? Trois jours en équipe pour visiter des fermes en agroécologie et des sites logistiques afin d’aller au contacte des acteurs de la transition, s’inspirer et se reconnecter au Vivant !

Levés à l’aube, les quatorze membres de notre équipe ont démarré la journée par un café suivi d’une dégustation de baby carrots. C’est en effet dans les halls de fruits et légumes du mythique Marché d’Intérêt National de Rungis que les équipes de Pomona TerreAzur nous ont guidés, pour nous faire découvrir le métier de grossiste. Ensuite, direction les bureaux et les entrepôts du groupe : nous visualisons concrètement l’organisation à flux tendu et la logistique nécessaires pour approvisionner les restaurateurs et les distributeurs français et les clients internationaux. Comment soutenir une transition à long terme de ses fournisseurs quand on fait face à des commandes qui changent tous les jours et qu’on doit s’adapter en permanence ? De quoi nous faire réfléchir pour la suite…

Pour la suite justement, direction la Sologne et le potager de Chambord. Derrière la beauté scénographique du lieu, nous découvrons une démarche très approfondie d’innovation, d’expérimentation (inspirée des travaux de Jean Martin Fortier et Eliot Coleman), de production et de commercialisation fondée sur l’observation de la nature et le respect de la vie des sols. Maraîchage bio-intensif, agroforesterie, gestion minutieuse de l’eau et de l’espace, reconception de la démarche autour du vivant jusqu’à la commercialisation dans les supermarchés locaux, toute l’approche promue par l’association est mise en pratique pour un résultat impressionnant !

Le lendemain, nous suivons Opaline Lysiak de l’École d’agroécologie voyageuse qui nous a concocté un superbe programme. Tout d’abord, rendez-vous est pris avec Franck Baechler, éleveur d’Angus et de brebis Solognote . Il nous explique la démarche conduite depuis son installation pour restaurer ses sols et introduire l’élevage d’Angus et de brebis Solognotes, conduit en pâturage tournant dynamique. La mutualisation des équipements et la réflexion collective avec ses voisins jouent un rôle important dans sa transition, et il a la chance de pouvoir bénéficier des retours d’expérience de Frédéric Thomas qui pratique l’agroécologie depuis 15 ans sur des parcelles voisines.

L’après-midi se poursuit chez Christophe Piou, un éleveur dont le passé de comptable dans l’industrie a été le point de départ de la conception d’un système économiquement résilient. 

“On part de l’économie : à chaque fois que tu tournes la clé du tracteur, tu dépenses 400 balles. Donc il faut essayer d’y passer le moins de temps possible pour maximiser le revenu et avoir du temps pour la création de nouveaux ateliers, qui permettent de diversifier les activités et d’installer des jeunes. Je veux prouver que même dans un environnement défavorisé, on peut faire de l’agriculture et bien en vivre.”

Selon lui, aller voir ce qui se fait dans d’autres fermes, notamment dans des secteurs où l’agriculture est difficile, aide à savoir comment s’adapter et améliorer sa propre activité.

Nous sommes bien d’accord! D’ailleurs, où irons-nous l’année prochaine ?