Le Rendez-vous des Dirigeants du Vivant - Édition 2025

Transition Agroécologique & Coopération Territoriale… (Ré)générons les possibles !

En avril 2025, le Rendez-vous des Dirigeants pour une Agriculture du Vivant a rassemblé agriculteurs, coopératives, industriels, institutions et financeurs autour d’un objectif commun : faire de l’agroécologie une réalité concrète et partagée. Cet événement a marqué un tournant en prouvant que la transition agroécologique ne se décrète pas, elle se co-construit.

À travers des tables rondes, témoignages et échanges, les participants ont exploré comment coopérer, innover et financer la transition, tout en répondant aux défis climatiques, économiques et sociétaux.

Ce que révèle le baromètre 2025

Présenté lors de l’événement, ce baromètre, réalisé par l’association, offre une photographie précise des motivations, freins et attentes des acteurs du secteur. Voici les éléments clés :

Un engagement par conviction

Les dirigeants s’engagent dans l’agroécologie non par contrainte réglementaire, mais par conviction : pour eux, c’est la condition indispensable à la résilience et à la compétitivité de leurs modèles.

"L’agroécologie n’est plus un "plus", mais un cap stratégique."

Des freins transformés en chantiers collectifs

Les obstacles identifiés (manque de soutiens publics, risques économiques, complexité administrative) ne sont pas des blocages, mais des défis à relever ensemble.

"Ils dessinent une feuille de route claire : simplifier l’accès aux dispositifs, mieux partager la valeur, et créer des outils de mesure communs."

Un message fort : la transition est collective

Le succès de la transition passera par une juste répartition de la valeur et la construction de modèles collectifs.

"La question n’est plus "si", mais "comment" et "avec qui"."

Quelques chiffres majeurs

des dirigeants placent la résilience économique et la compétitivité comme priorités indissociables de la transition agroécologique.
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s’engagent pour la résilience climatique, et 80% pour répondre aux attentes des consommateurs.
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estiment que la coopération entre acteurs est la clé pour lever les freins (manque de soutiens publics, risques économiques, complexité administrative).
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Top 3 des freins :

Manque de soutiens publics et difficulté d’accès
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Risque de baisse des rendements et coûts des investissements
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Déficit d’harmonisation des indicateurs de performance
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Pourquoi ces données comptent :

Elles montrent que les acteurs ne subissent pas la transition, mais la choisissent comme stratégie de long terme. Les freins identifiés deviennent des chantiers collectifs à adresser ensemble.

La représentativité et l’engagement des acteurs du secteur montrent que les intentions se traduisent aujourd’hui en actions concrètes. Ce mouvement collectif, animé par la conviction que l’agroécologie est essentielle pour la pérennité de nos modèles agricoles, renforce la raison d’être du mouvement et l’impact pour le monde agricole. 

Ce qui change la donne

Les coalitions territoriales brisent les silos

Le projet COVALO montre comment les coalitions alignent les intérêts de toute la chaîne de valeur, des producteurs aux distributeurs.

""Partager les coûts, les risques et les données change la donne."

Un cadre juridique sécurisé pour innover

Grâce à la jurisprudence du projet COVALO relative à l’article 210 bis du règlement OCM, les acteurs peuvent expérimenter en toute sécurité.

"L’Autorité de la concurrence valide l’expérimentation de ces modèles innovants."

Des outils concrets pour le terrain

"Ces outils rendent la transition accessible et équitable."

Le terrain au cœur des décisions

Les témoignages des agriculteurs (comme Jérôme Hary et Anton Sidler) rappellent que les solutions doivent être pragmatiques, économiques et co-construites.

"On ne répare pas en 5 ans ce qui a été dégradé en 60 ans… mais avec les bonnes pratiques, on peut inverser la tendance."

Le message fort de ces échanges : La transition est un défi, mais elle devient possible quand on partage les coûts, les risques… et les succès. Parce que la souveraineté alimentaire, la santé des sols et la compétitivité des filières ne se construiront qu’avec l’intelligence collective. 

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Les temps forts des échanges

Le Rendez-vous des Dirigeants du Vivant a été rythmé par des débats riches et des retours d’expérience terrain. Voici les moments clés qui ont marqué l’événement, illustrant comment la transition agroécologique se construit pas à pas, ensemble

Tables rondes et débats

Table ronde #1 - Les coalitions : dans quel cadre réglementaire ?

Cette table ronde, animée par Maître Rachel Nakache (experte en droit de la concurrence) et Anne Laurent (Secrétariat Général à la Planification Écologique), a exploré les leviers juridiques pour sécuriser les collaborations entre acteurs parfois concurrents. Un enjeu central : Comment concilier innovation collective et respect des règles de concurrence ?

Point clé : L’article 210 bis du règlement OCM (Organisation Commune des Marchés)

Cet article offre un cadre européen pour les projets collectifs visant une norme de durabilité supérieure. Le projet COVALO en est une illustration concrète, avec une consultation inédite de l’Autorité de la Concurrence (ADLC) pour valider l’expérimentation de son modèle. 

Ce cadre juridique est une première pour le monde agricole à l’échelle européenne. Il permet de sécuriser les échanges d’informations et les coopérations, tout en stimulant la concurrence par l’innovation.

L’association a obtenu des Orientations Informelles de l’ADLC, confirmant que l’Indice de Régénération (outil de mesure des pratiques agroécologiques) et le modèle de prime collective respectent les règles, à condition de garantir :

  • La liberté des agriculteurs dans leurs choix techniques.
  • L’objectivité, la transparence et la non-discrimination entre acteurs.
  • Un pilotage par un tiers de confiance (comme Pour une Agriculture du Vivant) pour assurer l’équité.

Pourquoi c’est important :

Ce cadre ouvre la voie à des coalitions territoriales dans d’autres régions, en sécurisant les acteurs contre les risques juridiques.

Table ronde #2 - La genèse d’une coalition : retour d’expérience des Hauts-de-France

Cette session a donné la parole à Jérôme Hary (agriculteur), Philippe Touchais (UNEAL, coopérative) et Christophe Vieillard (Bonduelle, industrie) pour partager leur retour d’expérience sur le terrain. Un échange sans filtre sur les succès, les défis et les enseignements d’une coalition en action.

"On nous parle souvent d’agroécologie comme d’une contrainte. Mais pour nous, c’est d’abord une question de bon sens : moins labourer, diversifier les rotations, restaurer les sols… C’est notre métier, notre passion. Ce qui nous manque, c’est la simplicité et la reconnaissance. Avec COVALO, on avance enfin ensemble, avec des outils clairs et un accompagnement adapté."

Jérôme Hary
Agriculteur

Son défi :

Passer d’une logique de contraintes administratives (labels, paperasse) à une démarche collective et pragmatique.

Sa solution :

COVALO avec des contrats filières et un accompagnement technique mutualisé pour éviter que chaque agriculteur ne “fasse sa route seul”.

"Chez UNEAL, on accompagne 6 000 agriculteurs. Sans l’implication de tous les maillons de la chaîne : coopératives, industriels, institutions, on n’ira pas loin. COVALO, c’est l’opportunité de créer un langage commun et des socles techniques partagés, pour que les efforts de chacun soient valorisés."

Philippe Touchais
Uneal

Exemple :

La mise en place d’un diagnostic carbone commun et d’un plan d’accompagnement collectif pour les agriculteurs, évitant les doublons et les incohérences.

"Chez Bonduelle, on travaille depuis 20 ans avec les agriculteurs les plus engagés. COVALO nous permet d’embarquer davantage de producteurs, en leur offrant un cadre clair et des indicateurs qui font sens. Le défi ? Fédérer toute la chaîne de valeur, des producteurs aux consommateurs."

Christophe Vieillard
Christophe Vieillard
Bonduelle

Enjeu souligné :

La nécessité de communiquer simplement auprès des agriculteurs, malgré la complexité des sujets (ex : lien entre pratiques agroécologiques et valorisation économique).

Pourquoi c’est inspirant :

Cette table ronde a montré que même entre concurrents (coopératives, industriels), la coopération est possible quand les règles sont claires et que l’objectif commun (la transition) prime.

Lors de cette table ronde, Florence Pradier (La Coopération Agricole) a joué un rôle clé en tant que témoin, en posant des questions stratégiques aux intervenants. Elle a notamment interrogé les participants sur ce qui distingue COVALO des autres démarches, mettant en avant son modèle collaboratif unique qui fédère des acteurs variés tout en préservant la liberté des agriculteurs. Ses interventions ont également souligné l’enjeu de l’inclusion des agriculteurs les plus réticents, en insistant sur la nécessité de simplifier les messages et de créer des incitations économiques pour massifier la transition. Ces questions ont permis de clarifier les atouts de COVALO et les défis à relever pour une adoption plus large.

Table ronde #3 - Les acteurs publics dans les coalitions : retour d’expérience du 1er PSE Régénératif

Cette table ronde a réuni Isabelle Matykowski (Agence de l’Eau Artois-Picardie), Romain Six (Chambre d’Agriculture de la Somme) et Hugo Menestret (Banque des Territoires) pour discuter du rôle clé des acteurs publics dans l’accélération de la transition agroécologique.

Les acteurs publics, comme les agences de l’eau, les régions et les collectivités locales, jouent un rôle clé dans la transition agroécologique. Leur engagement se traduit par trois actions principales :

  • Financer des projets territoriaux, comme le PSE Régénératif en Hauts-de-France, doté d’un budget de 6 millions d’euros sur 5 ans pour accompagner 100 agriculteurs.
  • Sécuriser les transitions en adaptant les cadres réglementaires, notamment en lien avec la Politique Agricole Commune (PAC) et les politiques locales.
  • Fédérer les acteurs autour d’objectifs communs, tels que la qualité de l’eau, la santé des sols et la biodiversité.

Un modèle pionnier :

Porté par l’Agence de l’Eau Artois-Picardie, en partenariat avec Pour une Agriculture du Vivant et des acteurs privés (coopératives, industriels), ce Paiement pour Services Environnementaux (PSE) Régénératif est une première en France. Son objectif ? Rémunérer les agriculteurs pour les services écosystémiques qu’ils rendent, comme le stockage de carbone, l’amélioration de la qualité de l’eau ou la préservation des sols.

Les innovations clés :

  • Un financement mixte, associant fonds publics et engagement privé.
  • Des indicateurs communs, comme l’Indice de Régénération, pour mesurer l’impact des pratiques.
  • Une logique de coalition, créant un espace de dialogue pour aligner les intérêts de toute la chaîne de valeur, de l’amont à l’aval.

En résumé, ce projet incarne une approche collective et sécurisée, alliant écologie et économie pour une agriculture plus durable.

"Dans notre bassin, 95% de l’eau vient des nappes souterraines, fragilisées par le changement climatique. Le PSE Régénératif est une réponse concrète : il permet de financer des pratiques vertueuses tout en sécurisant les revenus des agriculteurs. C’est un modèle réplicable, à condition d’avoir des indicateurs clairs et un pilotage territorial fort."

Isabelle Matykowski
Agence de l’Eau Artois-Picardie

"Les agriculteurs sont demandeurs de simplicité. Avec le PSE, on leur propose un cadre unique, qui évite la multiplication des dispositifs (HVE, bio, etc.). La Chambre joue un rôle clé pour les accompagner et rassurer sur la pérennité du modèle. Mais il faut aussi pédagogie : expliquer que ces démarches sont complémentaires, pas concurrentes."

Romain Six
Chambre d’Agriculture de la Somme

"Notre rôle est d’inventer des modèles financiers hybrides, mixant fonds publics et privés. Par exemple, les crédits carbone ou les contrats à impact peuvent compléter les PSE. L’enjeu ? Massifier ces financements pour passer à l’échelle, sans alourdir la charge administrative pour les agriculteurs."

Hugo Menestret
Banque des Territoires

Pourquoi cette table ronde était cruciale ?

  • Elle a montré que les acteurs publics ne sont plus des spectateurs, mais des partenaires actifs de la transition.
  • Le PSE Régénératif est un démonstrateur : il prouve que financement public + engagement privé = levier puissant pour la transition.
  • Prochaine étape : Étendre ce modèle à d’autres régions, avec l’appui des collectivités locales (ex : Métropole de Lille, déjà engagée).

Témoignages marquants : les grands témoins de l’événement

Les interventions des acteurs de terrain ont humanisé les débats et rappelé que la transition se joue d’abord sur le terrain, avec des hommes et des femmes qui innovent au quotidien.

"Dans le Nord, on est passés de 3,5-4% de matière organique dans les sols à 1,5% en 60 ans à cause du labour intensif. Aujourd’hui, on sait qu’avec moins de labour, des rotations diversifiées et de l’agroécologie, on peut restaurer ces sols. Mais il faut du temps, des moyens, et surtout une reconnaissance de notre travail."

Anton Sidler
Agriculteur, "La Vache Heureuse"

Son message :

La transition est un marathon, pas un sprint. Elle demande des investissements (matériel, formation) et une juste rémunération des services écosystémiques rendus par les agriculteurs.

"La souveraineté alimentaire et la résilience climatique sont indissociables. Les régions ont un rôle clé à jouer pour fédérer les acteurs et massifier les efforts. Mais il faut des dispositifs accessibles et adaptés aux réalités locales."

Justin Amiot
Association des Régions de France

Son appel :

Les politiques publiques doivent soutenir les initiatives territoriales (comme COVALO) et simplifier les dispositifs pour les agriculteurs.

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Pourquoi ces échanges comptent ?

Le Rendez-vous des Dirigeants du Vivant n’est pas un événement de plus. Il marque un changement de paradigme : la transition agroécologique n’est plus un sujet théorique, mais une réalité concrète, portée par des actions collectives, des outils innovants et une volonté partagée. Voici pourquoi ces échanges sont décisifs

Les silos tombent : une coopération sans précédent

Historiquement, les acteurs de la filière agricole (agriculteurs, coopératives, industriels, institutions) ont souvent travaillé en silos, avec des objectifs parfois divergents. Les échanges lors de cet événement ont montré que cette époque est révolue :

Exemple 1 : COVALO, un modèle de coopération public-privé

  • Qui est impliqué ? Agriculteurs, coopératives (comme UNEAL), industriels (Bonduelle, Tereos), acteurs publics (Agence de l’Eau Artois-Picardie), et financeurs (Banque des Territoires).
  • Comment ça marche ? Chaque acteur apporte ses compétences (technique, financière, logistique), partage les risques (ex : primes pour couvrir les surcoûts de transition), les investissements et la valeur créée.
  • Résultat : Une confiance renforcée et des solutions adaptées aux réalités du terrain.

Exemple 2 : L’Indice de Régénération, un langage commun

  • Cet outil, co-construit avec les agriculteurs, permet de mesurer les progrès agroécologiques (carbone, biodiversité, santé des sols) et de rémunérer les efforts via des primes.
  • Impact : Les agriculteurs adoptent plus facilement les pratiques vertueuses quand elles sont reconnues et rémunérées.

"La concurrence entre filières peut être un moteur d’innovation, à condition que les règles soient claires et que tout le monde y gagne. C’est ça, l’esprit de COVALO."

Philippe Touchais
Uneal

L’expérimentation, accélérateur de transition 

Les projets pilotes comme COVALO ou le 1er PSE (Paiement pour Services Environnementaux) régénératif en Hauts-de-France jouent un rôle clé : ils prouvent que la transition est possible, et tracent la voie pour un déploiement à grande échelle.

Le cas du PSE régénératif

  • Porté par : L’Agence de l’Eau Artois-Picardie et l’Association. 
    Budget : 6 millions d’euros sur 5 ans pour accompagner 100 agriculteurs.
  • Objectif : Rémunérer les services écosystémiques (stockage carbone, qualité de l’eau) et sécuriser les revenus des agriculteurs.
  • Résultat attendu : Un modèle reproductible dans d’autres régions, avec des indicateurs communs pour mesurer l’impact.

Pourquoi c’est inédit ?

  • Premier du genre : C’est le 1er PSE régénératif en France, combinant financement public et engagement privé.
  • Effet levier : Il montre que les acteurs publics (agences de l’eau, régions) et privés (coopératives, industriels) peuvent cofinancer la transition.

"Ce PSE est un démonstrateur : il prouve qu’on peut concilier performance économique et environnementale, à condition de bien répartir les efforts et les bénéfices."

Isabelle Matykowski
Agence de l’Eau Artois-Picardie

La transition, un marathon collectif 

Les échanges ont rappelé une évidence : la transition agroécologique ne se fait pas du jour au lendemain. Elle demande du temps, de la pédagogie et des alliances solides. Mais les premiers résultats sont déjà là :

Preuve 1 : L’engagement des agriculteurs

  • Dans les Hauts-de-France, les premiers retours montrent que les agriculteurs adhèrent quand les dispositifs sont clairs, équitables et accompagnés.
  • Exemple : Les formations mutualisées et les visites terrain coordonnées évitent la surcharge administrative et renforcent la confiance.

Preuve 2 : L’implication des institutions

  • Les Régions et les Agences de l’Eau s’engagent de plus en plus dans des projets territoriaux.
  • Exemple : 12 institutions publiques ont déjà manifesté leur intérêt pour répliquer COVALO.

"Les collectivités locales ont un rôle clé à jouer pour massifier la transition. Elles peuvent porter des dispositifs comme les PSE, à condition d’avoir des cadres simples et des financements pérennes."

Hugo Menestret
Banque des Territoires

Preuve 3 : Un mouvement qui s’amplifie

  • 70% des acteurs du baromètre 2025 estiment que la coopération est la clé.
  • Les freins (manque de soutiens publics, risques économiques) sont identifiés et adressés collectivement via des programmes comme COVALO ou les PSE.

Message fort : La transition est en marche, mais elle a besoin de... ​

  • Plus de coopération entre acteurs.
  • Plus de simplicité dans les dispositifs.
  • Plus de reconnaissance pour les agriculteurs engagés.

Un message d’espoir et d’action

Le Rendez-vous des Dirigeants du Vivant a envoyé un message clair :

  • L’agroécologie n’est plus une utopie, mais une stratégie réaliste et collective.
  • Les méthodes et outils existent (COVALO, PSE, Indice de Régénération).
  • Les acteurs sont prêts à coopérer, à condition que les règles soient équitables.

Prochaine étape : Massifier ces initiatives pour en faire une norme, et non une exception. 

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Un projet innovant de valorisation public-privé, créé avec l’Agence de l’Eau Artois-Picardie, pour accélérer la transition agroécologique, couvrir les risques des agriculteurs et rémunérer les services écosystémiques rendus.

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