Initiée en 2024, le Projet “Bourse Recherche-Action à la Ferme” (BRF) a pour objectif de mettre en lumière les pratiques novatrices et les démarches exemplaires d’agriculteurs engagés dans l’agroécologie. Porté par la Mirova Foundation, fonds de dotation de Mirova, ce programme s’intègre dans un accompagnement sur mesure qui associe appui financier, développement des compétences et stratégie de communication.
Chaque mois, le projet met à l’honneur le portrait d’un agriculteur pionnier, partageant son expérience dans sa transition agroécologique : préservation des sols, biodiversité et bénéfices concrets au quotidien.
Michael Brunet : optimiser sa ferme en semis direct et agroécologie sur la Charente
Installé en 2000 sur l’exploitation familiale, située au bord de la Charente, Michael Brunet est un agriculteur. Il exploite une ferme de 220 hectares et possède un troupeau de 140 broutards. Il a d’abord fait le choix d’optimiser ses outils de production. Pour ce faire, il a agrandi son exploitation et cherché des techniques de travail sollicitant moins de passages et de matériel.
Une approche technique et collective pour mieux comprendre ses sols
Il a alors créé un groupe de travail avec l’entreprise d’équipement Sky et a rencontré Frédéric Thomas. Cette formation lui a permis de répondre à des problématiques techniques qu’il ne savait pas expliquer, comme l’érosion, l’hydromorphie des sols ou encore la baisse de fertilité. Cette approche, plus technique et basée sur l’observation, lui a beaucoup plu, mais il y avait beaucoup à apprendre : « C’était comme un retour à l’école. » Michael a ensuite progressé, notamment en participant à différents groupes de travail, comme le groupe des fermes pilotes Ecophyto, qui travaille sur la réduction des doses de produits phytosanitaires, ou encore le groupe Agrosol 86.
Semis direct, couverts végétaux et production animale durable
Aujourd’hui, il pratique le semis direct sur une grande partie de ses 500 hectares et cherche à couvrir le sol au maximum en faisant des couverts sur les intercultures longues et courtes, avec plus de dix espèces. Il adapte ses pratiques en fonction de ses observations et des conditions de travail (météo, culture, matériel, etc.) : « Il n’y a pas de règle préétablie. »
Concernant l’atelier de production animale, il a un peu réduit pour passer à environ 70 vaches de race limousine, dans un système pâturant : les vaches sont en grande partie nourries avec des aliments issus de l’exploitation, comme de l’ensilage de méteils ou du pâturage de couverts.