Journée Technique Betterave

Réussir ses betteraves sur sol vivant, du semis à la récolte : retours d’expériences

Retour sur la Journée Technique Betteraves du 18 février 2020

Le mouvement Pour une Agriculture du Vivant organisait le 18 février dernier une journée technique autour de la betterave. Cette journée a rassemblé près de 130 participants à Reims (51).

Au cours de cette journée, plusieurs intervenants, agriculteurs ou experts, se sont succédés afin de partager leurs expériences agricoles et connaissances sur la préparation du sol et du semis, les couverts végétaux, la lutte contre les nématodes… et ouvrir des pistes de réflexion vers une betterave sucrière entièrement agroécologique.

Les interventions d’Antoine CHEDRU, agriculteur en Seine-Maritime, et d’Eddy BOLLAERT, agriculteur dans l’Aube, ont permis de démontrer qu’il est déjà possible de concilier agroécologie et culture de la betterave sucrière. Leur gestion des couverts végétaux, des techniques de semis (strip-till, semis direct) ou, encore, de la lutte contre les adventices et ravageurs a suscité un grand nombre de questions dans l’assistance. La présentation par Maxime MERCHIER des premiers essais en plantes compagnes menés en Belgique par l’association Greenotec ouvre un nouveau champ d’étude pour lutter contre les adventices et les ravageurs.

Vincent TOMIS est revenu sur le tassement du sol et ses conséquences sur la croissance des cultures et plus particulièrement sur l’enracinement des betteraves. Ce tassement a un impact négatif sur la biodiversité du sol comme les nématodes qui sont, comme le souligne Hélène CEREMONIE, dans la majorité des cas bénéfiques pour nos sols mais qui peuvent au-dessus d’un certain seuil de nuisibilité devenir redoutables lorsqu’ils s’attaquent aux cultures.

Les différents participants ont pu échanger au cours d’un déjeuner convivial et ainsi partager leurs expériences et pratiques autour de la culture de betterave sur sol vivant qui reste encore aujourd’hui une culture difficile car très impactante pour le sol, notamment suite à l’arrachage.

Aussi, une piste de réflexion a été présentée par Konrad SCHREIBER, ingénieur des techniques agricoles, quant à l’utilisation potentielle de la biotechnologie dans cette filière. Cela permettrait, grâce à la technologie CRISPR d’insérer le « gène du sucre » de la betterave sucrière dans la betterave fourragère et ainsi obtenir une betterave aérienne, beaucoup moins impactante pour le sol.

Cette première journée sur la betterave sur sol vivant aura abordé tous les temps forts de la culture de la betterave sous l’angle de l’agroécologie. Rendez-vous est donné l’an prochain pour approfondir ces thématiques et les angles de progrès envisagés, agronomiques ou biotechnologiques.

Retrouvez toutes nos dernières actualités