Le début du mois d’avril 2021 a été marqué par des gelées intenses, ravageuses dans le vignoble français (les pertes sont déjà estimées à plus de 40% sur tout le territoire) ainsi que dans les productions arboricoles.

L’intensité exceptionnelle de cette vague de froid n’a pas épargné les champs de betteraves sucrières semés entre début et fin mars

Environ 40-45 000ha seraient touchés par le gel, ce qui représente près de 10% de la surface française de betterave sucrière, principalement au Sud et à l’Est de Paris. Les parcelles détruites par le gel doivent donc être ressemées, ce qui entraîne un surcoût de production d’au moins 600 €/ha lié notamment à une perte de rendement dû au semis plus tardif.

Cette situation exceptionnelle se cumule avec le contexte réglementaire de la betterave sucrière, les ressemis ne pouvant pas être protégés par les néonicotinoïdes (corner réglementaire), ce qui peut induire de nouvelles baisses de rendement.
Parmi les 30 essais en betteraves menés dans le cadre du projet CISV certains ont été détruits par le gel (par exemple, des betteraves en semis direct ont dues être ressemées ce qui a nécessité un travail du sol, faisant perdre la modalité) mais il est encore trop tôt pour estimer le nombre d’essais perdus et beaucoup ont été conservés dans les régions moins impactées.

Le coup est dur pour la filière et les betteraviers touchés par le gel. 

Les zones les plus impactées par le gel sont aussi celles ayant le plus eu de dégâts de jaunisse l’année dernière, entraînant des pertes de rendement de près de 70% l’année dernière selon les secteurs.
L’accumulation des aléas en betterave (chute des prix, jaunisse, lixus, gel,…) alerte sur le besoin de soutenir la filière sucrière pour redonner confiance et visibilité aux producteurs.

Un élan d’accompagnement collectif 

Pour accompagner les agriculteurs touchés par le gel, Cristal Union a lancé une action exceptionnelle de soutien en fournissant gratuitement les semences pour un ressemis et en aidant les agriculteurs dans le diagnostic de leurs parcelles.

Toute la filière s’est mobilisée pour trouver les semences nécessaires et approvisionner les agriculteurs le plus rapidement possible pour gagner de précieux jours avant les ressemis.

Grâce à ces efforts collectifs, les surfaces de betteraves devraient être maintenues pour approvisionner les sucreries et produire le sucre et l’alcool pour les clients finaux.