Un mouvement pour agir

Pour une Agriculture du Vivant vient de la terre. Depuis 20 ans, des milliers d’agriculteurs et d’agronomes se sont associés pour mener des recherches dont le résultat est sans appel : en copiant la nature, nous pouvons produire plus et mieux, avec moins. Forts de leurs pratiques et poussés par une urgence climatique, agricole et alimentaire, ils ont ressenti la nécessité d’inviter toutes les parties prenantes à se constituer en mouvement.
Le mouvement est constitué en association et poursuit une mission principale :
Accélérer la transition alimentaire et agricole en structurant des filières de produits agroécologiques. 

Nos quatre leviers d’action

1. Le développement agronomique
 vers les sols vivants
Les pionniers de l’agroécologie sont connus et les applications techniques agronomiques commencent à être bien maitrisées. Pour une Agriculture du Vivant fait converger les référentiels agronomiques pour apporter de la lisibilité au foisonnement d’agricultures dites « durables » en appliquant des mesures de résultats. Avec les agriculteurs et en lien avec les structures techniques de terrain, un important travail de transfert de connaissances est à opérer pour accélérer l’évolution des pratiques.

2. La coopération et la structuration de filières agroécologiques
La transition sera une réalité quand l’agroécologie sera généralisée et que ses produits aux multiples externalités arriveront dans nos assiettes. Pour cela, Pour une Agriculture du Vivant mobilise et fédère l’ensemble des acteurs des filières (producteurs, coopératives et négoces, industriels, distributeurs…) pour structurer les filières et rendre accessible au plus grand nombre cette alimentation.

3. La pédagogie autour des enjeux du vivant
Au-delà des enjeux alimentaires et agricoles, c’est l’ensemble de notre rapport au vivant qui doit être revu. Pour une Agriculture du Vivant s’engage avec l’ensemble de ses partenaires et soutiens à mener l’effort pédagogique pour nous réconcilier avec notre Planète.

4. Le financement de la transition
Transformer une activité implique des investissements et des risques. Pour une Agriculture du Vivant aide ses partenaires à concevoir les outils financiers et assurantiels pour s’adapter à la multitude de situations (types de culture, taille de ferme…) et d’activités (agriculture, transformation, outillage agricole…) possibles.

Les années 1970 nous ont alerté sur les conséquences néfastes de notre mode de vie et de notre système agro-alimentaire sur l’environnement. En réaction, se sont développées plusieurs tendances agricoles permettant de produire tout en protégeant la Planète et la santé de ses habitants : l’Agriculture Biologique bien sûr qui met l’accent sur la suppression d’intrants chimiques, mais aussi tous les mouvements de la conservation des sols (NLSD, Base, les Civam, l’APAD, Maraîchage Sol Vivant…) qui insistent sur la maximisation de l’activité biologique des sols comme moteur de production. Les pionniers parmi les pionniers font les deux en même temps. On pense aussi à tous les mouvements d’agroforesterie dont le but est de remettre l’arbre dans les systèmes et de multiplier les strates de végétal dans les parcelles.

En 2019, à l’heure où l’agroécologie, ce concept qui fixe le cap, est inscrite dans le Code Rural depuis 5 ans, il n’est plus l’heure de se faire la guerre entre agricultures durables mais bien de progresser ensemble et de mesurer les résultats de nos pratiques.

Arnaud Daguin

Porte-parole & fondateur , Pour une Agriculture du Vivant

 

Une ambition : 

Agir pour la Santé Unique de la Planète

Les fondamentaux agronomiques de la démarche

  • Une agriculture des sols vivants et des fermes autonomes :
    – agriculture de conservation et couverture végétale permanente : un sol toujours couvert et jamais travaillé pour maintenir sa fertilité et réduire les coûts de production
    – agroforesterie et maraîchage sur sol vivant : du carbone intrant et de la biodiversité, moteurs de la production agricole
    – autonomie des élevages en protéine et bien-être animal : un troupeau en bonne santé pour un agriculteur heureux
  • Des services écosystémiques mesurés et mesurables
    – stockage de carbone dans les sols pour réduire l’impact du changement climatique : 4/1000 et au-delà (Voir l’initiative du 4 pour 1000)
    – réduction des pollutions et amélioration de la qualité de l’eau
    – augmentation de la biodiversité : dans le sol, au bord des champs et tout au long de la chaîne alimentaire
    – réduction de la dépendance aux produits phytosanitaires et aux ressources fossiles (combustibles et engrais minéraux)
  • Des pistes de travail pour établir la corrélation entre les sols vivants et haute valeur alimentaire des produits.

Pour une Agriculture du Vivant
Objectif zéro intrant

Pour une Agriculture du Vivant met au cœur de sa démarche agronomique le retour de la protection des sols. Nous accompagnons les agriculteurs dans cette voie, quel que soit leur profil (bio, conventionnel, sur petite ou grande surface) grâce à un référentiel de progrès, la mise en réseau avec d’autres agriculteurs qui expérimentent des solutions et à des outils de mesure de la performance agro-éco-environnementale.

L’azimut : une agriculture productive, résiliente et débarrassée de la dépendance aux intrants, quels qu’ils soient. Les chemins pour y arriver sont multiples, à l’image des types d’agriculture : maraîchage sur sol vivant, agroforesterie, semis-direct sous couvert etc. Deux piliers sont toutefois inconditionnels : couverture végétale des sols et limitation du travail du sol afin de maximiser la biodiversité et la fertilité naturelle.  

Dans une agriculture où les recettes toutes faites fonctionnent mal, l’innovation et l’autonomie des agriculteurs sont la clé pour lever les freins techniques. Et c’est justement en partageant les savoirs entre agriculteurs bio et conventionnels qu’on accélèrera la découverte de nouvelles solutions pragmatiques pour donner la possibilité aux agriculteurs de se passer progressivement de la chimie.

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