Retour sur la journée Technique Pomme de Terre en Sol Vivant du 18 fév. 2019

Un défi technique à relever collectivement !

Le 18 février dernier, 160 participants, dont 70% d’agriculteurs et techniciens, se regroupaient dans la ville de Estrées-Mons (Somme) pour la Journée Technique Pomme de terre en sol vivant. L’objectif de celle-ci était double : recenser des témoignages techniques sur les différentes manières d’envisager la culture de la pomme de terre en sol vivant, mais également partager des témoignages pratiques d’agriculteurs ayant réalisé de telles cultures. Cette journée se voulait finalement être un point de départ permettant d’avoir une vue d’ensemble sur les diverses techniques et pratiques mises en place, afin de savoir quelle direction prendre pour avancer. Et, c’est par l’échange, la discussion, et la diversité d’intervenants venant de structures différentes que ces objectifs ont pu être atteints.

Les enjeux techniques traités au cours de cette journée résidaient principalement dans la question du travail du sol et du retour de biomasse au sol. Ce sont les principaux défis que représentent l’implantation et les récoltes de pommes de terre en sol vivant. En plus des choix génétiques et variétales, la problématique principale soulevée était celle du machinisme : quelles seront les machines adaptées à ces nouvelles pratiques de travail du sol ?

C’est au cours des discussions et échanges que la mise en pratique de propositions se précise. Ajouté aux témoignages d’agriculteurs, plusieurs agronomes et techniciens tel que Konrad Schreiber ont pu présenter l’état l’art de la culture de pomme de terre et les alternatives à la production conventionnelle. Ceci a donc permis de recenser, pour cette première journée nationale, de nombreuses données quant à la situation de la culture de la pomme de terre en sol vivant.

De ce fait, l’ensemble des différents courants de pensée recensés, des connaissances et des essais permettront, après avoir été mutualisés, pourront permettre de converger vers un objectif principal : cultiver la pomme de terre différemment. Il ressort finalement de cette journée que ces objectifs sont atteignables et que la culture de la pomme de terre en sol vivant est possible. Suite à ces rencontres, les prochaines étapes viseront à la réalisation de tests sur plusieurs bassins de production, afin de récolter des données et des connaissances. Il faudra valider l’ensemble des essais et, par conséquent, diffuser ce nouveau mode de production pour une pomme de terre agroécologique. C’est une filière en mouvement et l’agroécologie est une opportunité pour en faire une filière vertueuse pour le producteur et le consommateur en matière économique, agricole et environnementale.

Elle vise plus particulièrement un secteur qui, pour les producteurs comme pour les consommateurs, représente une opportunité tant économique, agricole ou qu’environnementale.

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