LAIT

Boisson immaculée aujourd’hui parée des pires défauts, le lait retrouve ses lettres de noblesse grâce aux vaches dont il est issu. Bien nourries et considérées, elles deviennent partie d’un écosystème équilibré dont le lait est l’incarnation.

D’où vient-il ?

Sorti tout droit des pis de vaches Holstein et heureuses, le lait d’Anton Sidler est blanc comme neige car les bêtes qui le produisent mènent une vie tranquille dans leur ferme de l’Orne.
A 6h du matin, Anton et ses équipes vont leur cajoler le pis pour les traire durant deux heures. A 8h, alors qu’elles mangent leur fourrage à l’étable, les vachers vont eux aussi casser la croûte avant d’emmener le troupeau à la pâture.
Dehors, c’est le bocage normand : des haies de frênes, noisetiers, peupliers ; quelques charmes, cerisiers et mirabelles sauvages ponctuent le paysage de leurs fleurs au printemps. Tout cela délimite des petites parcelles de 5 ha maximum qui, toutes ensemble, représentent 150 ha vallonnés, tout verts de prairies.
Anton y plante sur 80 ha, des trèfles variés, des graminées, de la fétuque, du ray-grass : un mélange très riche en protéines pour les vaches, excellent aussi pour les sols qui sont aussi nourris au lisier naturellement laissé par les bêtes quand elles viennent brouter.
Ce cercle vertueux (tout est travaillé en semis direct et sous couvert végétal) est complété par quelques cultures céréalières, d’orge, de blé et de maïs. La moitié est destinée à la vente et l’autre équilibre l’alimentation des cent vaches et cent génisses qui vivent ici.

Entre chaque culture de céréales, Anton pratique l’interculture de méteil, un mélange de vesce, pois, et féverole qui enrichit à la fois le sol et le fourrage de ses bêtes. Elles ont besoin de ces fibres céréalières et des protéagineux en plus de la pâture pour donner un bon lait en quantité.
Durant les 300 jours où elles produisent, chaque vache donne 8500 litres de lait, ce qui représente pour Anton une production de 850 000 litres par an. Un chiffre considérable lorsque l’on pense que cette petite ferme normande fonctionne en autonomie totale.
Pas besoin d’acheter un excédent de fourrage à l’extérieur. Tout est fait maison ! C’est donc l’esprit fier et tranquille que la journée continue : petite sieste pour les vaches après le déjeuner, goûter en prairie jusqu’à 16h, deuxième et dernière traite de la journée de 16h30 à 18h30. A 19h, tout le monde est au repos, les agriculteurs vont dîner pendant que les vaches se régalent de leur fourrage super qualité. Bonne nuit les petits !

« Nous avons mis 14 ans à être autonomes dans notre exploitation. Aujourd’hui, un agriculteur peut y arriver en 4 ans ! Et je vois ceux qui s’y sont mis : ils sont mieux dans leurs bottes. ».

Anton Sidler

Qui est-il?

Au petit déjeuner, le lait est au centre de la table. Il est cru et entier bien sûr. Il est frais, tout blanc, légèrement sucré, bien gras mais sans coller aux dents. C’est ça le gage de qualité ! Résultat, Anton et toute sa famille (une grande partie travaille sur l’exploitation) se régalent de tartines de beurre maison recouvert de confiture des fruits du jardin et de deux bols de lait chacun. Le fils d’Anton, qui est un adulte majeur et responsable, en boit au moins un litre par jour. Pas de maux de ventre, ni d’intolérance car ce lait est garanti plein d’oméga 3, 6 et d’oligo-éléments et sans aucun résidu de pesticides, ce qui change du lait couramment consommé.

Où va-t-il?

Pour l’instant ce lait est encore mélangé avec tous les autres laits produits dans le coin de façon plus conventionnelle. Mais pour Anton, c’est une porte de sortie intermédiaire. « On a besoin d’un débouché à plus grande valeur ajoutée, revendique le fermier. Si on a une demande forte des grandes surfaces pour ce lait singulier alors les laiteries pourront affréter deux à trois camions par semaine pour venir le chercher. Seuls les clients peuvent faire pression et demander un lait meilleur pour l’environnement et pour leur santé ! Un lait vivant ! »

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Quelques chiffres

850 000. C’est le nombre de litres de lait par an que donnent les cent vaches dont s’occupent Anton et ses équipes.

 

0. Zéro pesticides, c’est l’objectif qu’Anton s’est fixé : « Planter plus maïs et de méteil évite d’utiliser des herbicides. Nous sommes en train de faire l’expérience sur cent fermes pour voir si on arrive à avoir une production rentable sans cochonneries. »

 

3. Trois lettres : LVH. Pour La Vache Heureuse, une structure montée par Anton Sidler afin d’accompagner les agriculteurs vers un élevage plus respectueux de l’environnement, de l’animal et de l’humain en supprimant les pollutions agricoles tout en produisant plus et mieux.
> www.lvh-france.com <