La démarche agronomique

Pour une Agriculture du Vivant agit en matière de développement agronomique en mettant en place des référentiels de progrès (Les Trajectoires) pour les agriculteurs afin de piloter la transition des pratiques sur leurs fermes. Un audit de conseil vient évaluer la progression des pratiques, effectué par des auditeurs habilités par le mouvement.
Ces Trajectoires de l’agroécologie sont réfléchis avec des experts et des agriculteurs pionniers et un Comité scientifique composé de chercheurs et agronomes vient proposer des évolutions.

De quelle agroécologie parle-t-on ?

L’agriculture que nous défendons est celle des sols vivants, celle qui fait la promotion de la vie. Cette agriculture qu’on appelle agroécologie ou agriculture régénératrice.

Notre approche est holistique pour adresser les grands enjeux de notre monde actuel : changement climatique, pollution, malbouffe, perte du vivant et de biodiversité, difficultés économiques et sociales du monde rural…

Pour y répondre, nous avons donc sélectionné des indicateurs pour mesurer les progrès des pratiques agricoles qui ont un impact sur quatre grandes thématiques essentielles : le stockage du carbone dans les sols et les écosystèmes, le stockage et la qualité de l’eau, la production de biodiversité et la qualité nutritionnelle des productions.

    Notre parti-pris technique est de travailler à la santé des sols par une couverture végétale la plus permanente possible pour faire progresser aussi bien les agriculteurs conventionnels que ceux en agriculture biologique. Trois principes agronomiques fondent notre action :

    • Une couverture des sols permanente par du végétal pour maximiser la photosynthèse et la production de biomasse
    • Réduire au maximum le travail du sol pour conserver des sols structurés et résilients
    • Le retour de l’arbre dans les systèmes avec l’agroforesterie pour reconstruire les paysages, diversifier les productions et agir sur la biodiversité.

    L’agroécologie dans le Code Rural

    Une agriculture qui privilégie comme moteur de production, “les interactions biologiques et l’utilisation des services écosystémiques et des potentiels offerts par les ressources naturelles, en particulier les ressources en eau, la biodiversité, la photosynthèse, les sols et l’air, en maintenant leur capacité de renouvellement du point de vue qualitatif et quantitatif. Ils contribuent à l’atténuation et à l’adaptation aux effets du changement climatique.”

    A l’origine : des agriculteurs pionniers

    Peu visibles mais très dynamiques, environ 5% des agricultrices et agriculteurs français ont déjà changé de cap et ont remis le vivant au coeur de leur ferme.

    Après 20 ans de balbutiements, d’échecs et de réussites, de doutes mais aussi et surtout de partage, ces agriculteurs ont aujourd’hui posé les bases d’une agriculture du génie végétal et de la compréhension du vivant. Ils s’inspirent de la nature pour faire de l’agriculture.

     

    Ce que ces pionniers nous démontrent, c’est qu’il est possible de produire tout en protégeant l’environnement : réduire l’érosion préserver les ressources en eau, offrir aux abeilles du nectar en quantité, amortir les chocs climatiques, nourrir le sol, protéger les oiseaux et la faune sauvage. Voilà sûrement la meilleure définition de l’agroécologie.

    Une démarche pour changer d’échelle

    Pour transformer en profondeur les méthodes de production des filières agricoles de masse, Pour une Agriculture du Vivant s’appuie sur le travail de ces pionniers, incubé sur le terrain. Ce recul permet aujourd’hui :

    • Une diffusion à grande échelle de ces techniques dans une démarche de progrès volontaire, accompagnée par des agronomes et des techniciens.
    • La création d’une démarche d’accompagnement et de valorisation de ces productions, permettant de faire reconnaître ces efforts auprès du grand public et d’inciter davantage d’agriculteurs.trices à se lancer dans cette voie.

      Une démarche agronomique construite autour de 5 principes :

      1. Progressivité : proposer une démarche de progrès pas à pas où l’agriculteur reste maître de sa trajectoire d’avancée technique.
      2. Mesurer pour progresser : les critères retenus sont pour la plupart des indicateurs de résultats (agronomiques et environnementaux) qui permettent de mesurer finement la performance de ce nouveau modèle agricole.
      3. Simplicité : la liste des critères retenus doit être compréhensible par le consommateur.trice et assez concise pour devenir un tableau de bord utilisable par l’agriculteur.trice.
      4. Multi-filières : toutes les productions agricoles sont concernées par cette démarche. On peut donc retrouver les produits dans différents rayons.
      5. Complémentarité : cette démarche est complémentaire des autres labels et démarches qualité en proposant un socle agronomique commun avec les dimensions : santé des sols, biodiversité, qualité de l’eau et qualité nutritionnelle (à terme).

      Les Trajectoires de l’agroécologie

      Les Trajectoires de l’agroécologie sont des principes agronomiques pris comme fils directeurs pour une démarche de progrès. Ces Trajectoires sont définies par filière agricole : Grandes cultures et productions légumières, Arboriculture, Viticulture, Aviculture, Porcins, Bovins, Ovins.

      Il existe différents référentiels techniques tenant compte des spécificités de chaque type de production. Toutefois, un certain nombre de thèmes et critères communs constituent le socle agronomique de la démarche.

      Les Partenaires Techniques et Scientifiques

      Pour une Agriculture du Vivant collabore avec de nombreux chercheurs et instituts techniques. Nous travaillons actuellement à la constitution d’un Comité Scientifique rassemblant des scientifiques des plus grands organismes de recherche en France (INRA, MNH, universités, CNRS…) et reconnus pour leur expertise sur les thématiques associées au sol (agronomie, biodiversité, santé, climat…). Le Comité Scientifique permettra d’accompagner l’association dans ses actions de R&D et la constante amélioration de son référentiel technique de progrès autour de la mesure des résultats agronomiques, environnementaux et économiques (carbone, eau, qualité nutritionnelle…).

      Par ailleurs, organisées par filières (grandes cultures, cultures d’industrie, arboriculture…), Pour une Agriculture du Vivant a constitué des cellules agronomiques rassemblant les experts techniques nationaux reconnus pour leur savoir faire dans le conseil et l’accompagnement technique des agriculteurs. Ces cellules agronomiques visent à constituer la boîte à outils agroécologique en synthétisant les leviers techniques opérationnels sur le terrain et en définissant les thématiques et approches d’expérimentation pour accompagner plus en avant la transition agroécologique. Ces cellules agronomiques serviront par ailleurs de support pour faire monter en compétences les techniciens relais au sein des structures membres ou partenaires pour ainsi déployer de manière pérenne l’agroécologie.

      Les partenaires techniques terrain, habilités par le mouvement, sont les interlocuteurs les plus proches des agriculteurs pour faire le suivi des pratiques et réaliser les audits.

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